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mardi, novembre 07, 2006
363. Antépénultième.
Mardi 7 novembre 2006. Tout va bien à bord. Dans deux jours, jeudi 9 novembre, je refermerai ce journal et je n'y écrirai plus rien. Pendant un temps, du moins. Et, si je me remets à épistoler en ligne, ce ne sera plus à cette adresse. Ce sera vraisemblablement à l'adresse (mazette, quelle belle adresse !) www.explicite.com dont j'ai toujours envie de faire une page magazine rigolote et gratuite. Ce gloubiboulga deviendra donc un lieu mort. Un musée d'une époque de ma vie. Pourquoi j'arrête alors que vous êtes 4000 à venir vous promener ici tous les jours ?
Je vais essayer de la faire courte et claire. J'arrête pour laisser reposer un peu ma schizophrénie. J'arrête parce que cette page appartient à John B. Root. C'est John qui s'exprime ici et moi, Jean, j'en ai un peu marre de lui servir la soupe depuis douze ans. Il est si puissant, John, qu'il me fait de l'ombre partout où je passe. Chez des amis. "Oh, John, raconte-nous des histoires de tournages." Dans la rue "Ah, c'est toi, euh, Woodman, qui fait des films de uc?" Dans mon lit où les filles viennent se taper John et où Jean tient la chandelle. Dans "Porno Blues", il y a six ou sept ans, j'écrivais déjà, dans un chapitre de dialogue entre Jean et John : John : "Au bout du compte, tu m'en veux ?" Un silence. Jean : "Non, John. Tu es ce que j'ai fait de plus intéressant. Je te tuerai sûrement un jour, mais pour le moment j'ai besoin de toi." L'heure est venue de tuer John. Ou, du moins, de cesser de me réfugier derrière lui, de le tenir à une distance suffisante pour que Jean puisse reprendre du poil de la bête. Le temps est venu de recharger la machine à créer en brisant les habitudes. Recharger la pompe à amour en aimant Jean (vous savez, ce petit gars timide qui faisait de la littérature et qui voulait raconter des histoires). John va bien, je vous rassure. Il ne souffrira pas de ce virage. Il continuera de faire son métier le mieux possible. Il va juste se pousser un peu et arrêter de poser son gros cul sur deux fauteuils à la fois afin que Jean puisse enfin s'asseoir un peu confortablement dans ce foutu train et profiter si possible de ce qui lui reste à vivre de ce court voyage vers le pays des asticots qu'on appelle la vie. Point.

"Donne-nous un peu de ta beauté, oh, dis, donne-nous-en."
//// bavé par John B Root @ 10:23 AM
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